Je n’ai aucune sympathie pour le PS et encore moins pour Dominique Strauss-Kahn, qui représente cette gauche-caviar que mon papa a combattu. Ceci pour dire que, malgré tous mes préjugés négatifs, je refuse de participer à la campagne menée contre cet homme notamment par les partisans d’un ordre moral qui projettent leurs propres obsessions sexuelles :
Bernard Debré, député UMP de Paris : “C’est terrible, c’est humilier la France que d’avoir un homme qui se vautre dans le sexe – et ça se sait depuis fort longtemps. Vous imaginez ce que ça peut être, et pour le poste qu’il occupe au FMI, et pour la France. Il est totalement déconsidéré. Déjà il se vautrait dans le bling-bling, maintenant c’est dans le sexe, c’est inacceptable.
Ce n’est pas la première, c’est une récidive, c’est inacceptable. Bien sûr, qu’il y a la présomption d’innocence, mais vous pensez que la police viendrait chercher un homme comme lui dans un avion d’Air-France ? Je trouve ça misérable et humiliant.
NouvelObs
1) Que savons-nous exactement de ce qui s’est réellement passé ? Rien, absolument rien. Or, tout le monde commente des accusations sans connaître les faits que la police est en train d’établir. De plus, la version policière, que nous connaîtrons complètement qu’au moment du procès, ne suffira pas à établir les faits…
2) Dans une affaire similaire, les médias avaient tous défendu Julian Aussange or beaucoup s’acharnent aujourd’hui contre Dominique Strauss-Kahn. Pourquoi défendre la présomption d’innocence dans un cas et défendre la version de l’accusation dans l’autre cas ?
3) Des médias accusent ceux qui s’interrogent ou mettent en doute leur présentation de l’affaire d’attiser surtout fantasmes et autres thèses complotistes. Le Monde et Le Nouvel Obs, par exemple, mènent cette campagne visant à discréditer les sceptiques selon une mécanique bien rodée.
4) J’aimerais bien que quelqu’un m’explique la chronologie publiée par Reuters :
Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir agressé dimanche une femme de chambre âgée de 32 ans dans la suite qu’il occupait à l’hôtel Sofitel de Manhattan.
Interrogé depuis samedi soir, il a été formellement identifié par la plaignante lors d’une présentation parmi plusieurs autres personnes.

5) J’aimerais bien que quelqu’un me dise s’il voit sur cette photo que Dominique Strauss-Kahn aurait des “menottes aux poignets” comme le précise le commentaire de la Revue de presse internationale.
16/05/2011
Adèle CHARTIER
J’ajouterai que personne ne s’interroge sur la rapidité de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn (à 16h40 selon France Culture) qui serait intervenue une heure et onze minutes après la dénonciation d’agression sexuelle (à 15h29 selon Atlantico).
Serge LEFORT
Citoyen du Monde
Lire aussi : Revue de presse Dominique Strauss-Kahn, Monde en Question.
Une semaine avec DSK… Une semaine de parade, de profiteurs, de phrases et d’images vides pour occuper l’antenne. Une semaine pour retourner la merde, pour l’ensemble des protagonistes de jouer les équilibristes en insistant lourdement mais toujours avec tout juste ce qu’il faut de délicatesse maladroite.
Par contre, il nous aura fallu seulement quelques secondes pour être déçu, une fois de plus, par les protagonistes : les actes, les acteurs et les transmetteurs d’information.
Pour en lire plus visitez mon blog http://wp.me/p16Onf-8H
Il me semble que dans les deux affaires, le contexte n’était pas le même:
Dans le cas de Julian Aussange, il semblait évident que suite aux révélations de WikiLeaks, c’était l’homme à abattre!
Dans le cas de DSK, c’est moins évident malgré la suite d’affaires soulevés par les médias (porche, costumes, etc …). Malgré celà, il y avait certains précédents relatés ou non par les journalistes qui ont orientés l’affaire à sa défaveur.
Ces considérations n’empêchent nullement les médias de respecter:
1) la présumée victime
2) la présomption d’innocence de DSK
En attendant le verdict du procès tant que DSK plaide non coupable.
Je ne me place pas du point de vue (un peu conspirationiste) qui suppose que Julian Aussange était l’homme à abattre mais pas Dominique Strauss-Kahn (certains pourtant le prétendent).
Je constate une différence de traitement médiatique alors que ces deux hommes (pour lesquels je n’ai aucune sympathie) sont présumés coupables… en attendant leur procès.
La présumée victime est la tarte à la crème des féministes BCBG qui ont désertés le terrain des luttes sociales pour se pavaner dans les médias. Ainsi va le monde…